Les phosphatières

Sur le Causse, à côté des chênes rabougris, quelques arbres sont plus grands que la moyenne car ils sont enracinés dans des phosphatières.

Au 19ème, le Quercy était connu pour l’exploitation de ces phosphatières qui correspondent à de véritables mines creusées dans les sédiments de vieux gouffres comblés. Les phosphates extraits étaient utilisés comme engrais pour l’agriculture.

Quelques traces de cette exploitation jalonnent le territoire du Parc naturel régional des Causses du Quercy : on trouve d’étranges monticules semblables à des taupinières géantes, composées des résidus de l’extraction, et des galeries creusées par les hommes pour extraire le phosphate. Ces galeries portent d’ailleurs encore les traces discrètes de l’exploitation minière.

Les phosphatières sont aussi des « gisements » pour les paléontologues car elles constituent des pièges à fossiles extrêmement riches qui permettent de connaître l’évolution des climats et des espèces sur plusieurs millions d’années. Formées à l’ère tertiaire (il y a environ 60 millions d’années), les phosphatières sont en effet le résultat de gouffres et galeries dans lesquels se sont accumulés pendant des millions d’années des quantités de cadavres d’animaux qui ont peu à peu contribué à reboucher ces cavités.

A ne pas manquer, les phosphatières du Cloup d’Aural à Bach.

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